Une société hiérarchisée .
Ou un seul mot d'ordre : Domination!
La hiérarchie est simple, c'est un système en cascade ou aucun animal n'a la même position que l'autre.
X domine Y qui domine Z qui domine V qui domine...
Il existe bien sûr des positions intermédiaires qui sont l'expression d'une instabilité due à une rébellion cet aspect sera vu plus tard dans Comment prendre du galon.
Mais la structure classique, c'est des relations dominés/dominants en cascade. A l'exception des deux bouts de la chaîne, chacun est dominant et dominé à la fois. Les places ont vocation à être figées. Rares sont les révoltes pour gagner de l'échelon.
On constate la cohabitation de deux hiérarchies. La hiérarchie entre mâles, la hiérarchie entre femelles. C'est une erreur de croire que le coq domine ses femelles. S'il n'hésite pas à cloquer sans préavis les dominées, il réfléchira à deux fois avant de déranger la dominante en chef. Il n'est pas rare de voir un mâle dominant se faire casser la gueule par une femelle. Les duels mâle-femelle sont marginaux mais existent.
1. La hiérarchie des mâles.
A l'instar de nombreuses sociétés humaines et de la république française, prime est donnée à la gérontocratie. Le mâle le plus vieux, qui est en général, le père ou le grand père de tous les autres, domine.
Le coq est la quintessence de ce qui se fait de pire chez les mâles: violent, prétentieux, tyrannique, agressif, violeur, colérique et j'en passe. Il ne supporte pas la présence d'un rival sur son territoire, et son territoire se mesure à ce que sa vue de 360° lui offre et à ce que sa grande gueule gueule peut projeter au loin.
Un coq, ça gueule. ça ne chante pas pour le plaisir ou pour saluer le soleil, mais pour marquer son territoire à l'instar de la plupart des oiseaux. Le chant du coq n'a qu'une seule signification:
" Je suis un mâle en parfait état de reproduction, ceci est mon territoire et tout ça c'est mes femelles. Si tu es une femelle, ramène ton croupion pour profiter de mes viriles ardeurs, tu le regretteras pas, mes gènes sont de première. Si tu es un mâle, je t'éclate la tronche si tu approches".
C'est pas pour rien que certains ados sont qualifiés de coq de basse-cour.
Bref, si un mâle s'approche, gare à sa gueule, l'autre attaquera sans sommation. Domination est so seul mot d'ordre. Dans un lieu clos, obligé de supporter la concurrence, sa journée se résume à trois activités: chanter, sauter les femelles et casser la gueule aux autres mâles.
Boire, manger devient secondaire.
Et bien vite, l'activité principale du dominant consiste à se battre. Car seul le rapport de force établit la hiérarchie. C'est un défi permanent. Régulièrement au lieu de se contenter des postures de soumission, le dominant tabasse et plutôt violemment, plusieurs fois par jour.
A quoi reconnait-on un soumis? A son manque de plumes et à ses blessures infectées. Sans cesse persécuté, maigre comme un clou (l'accès à la nourriture est interdit), car le coq a la haine obsessionnelle. Et il n'a pas tort.
Car dès que le vieux se fatigue, les jeunes se rebellent, et bien vite, il se laissera dominer. Et ça peut aller assez loin, car les autres lui rendront le calvaire enduré. Le vieux mâle déchu, tabassé plusieurs fois par jour, finira par dépérir assez rapidement sous les persécutions.
Chez les mâles donc, c'est l'agressivité qui prime. Vae Victis.
2. La hiérarchie des femelles.
Comme chez les mâles, c'est la gérontocratie qui s'exprime. La dominante est la plus agée. La hiérarchie s'établit par classe d'âge et par affrontement à l'intérieur de la classe d'âge.
Exemple :
A chaque génération, la lutte s'exprime entre les femelles nées de l'années. Les plus agressives se placent directement en dessous de l'ex-super-dominée, la dernière n'a plus qu'à ronger son frein en attendant la génération suivante.
Moins brutale que celle des mâles, la hiérarchie des femelles n'est pas pour autant douce.
La posture de dominée consiste à baisser la tête en passant devant une dominante, tête à portée de bec, bec qui s'abat souvent.
Plus la dominante est basse dans la hiérarchie, plus elle sera agressive, et son bec s'abattra douloureusement sur ses soumises. La femelle suprême n'use rarement de son autorité. Elle n'a rien à prouver. La mesquinerie vient, comme chez les humains, des sous-chefs en manque d'autorité.
La position du dernier maillon est délicate. Son crâne sera becqué au passage devant chaque dominante (jusqu'à plus de cinquante fois par jour), et sera chauve, sa queue est fréquemment plumée. L'ultime dominée se présente comme une poule sale, négligée, déplumée, blessée, et amaigrie, car l'accès à la nourriture comme au perchoir est soumis au bon plaisir des supérieures. Son calvaire durera un an, le temps d'une nouvelle génération.
Et à ce moment-là, elle aura à son tour le plaisir de persécuter ses soumises, avec autant de cruauté que celle qu'elle a subi. Les victimes deviennent bourreaux.
La hiérarchie est simple, c'est un système en cascade ou aucun animal n'a la même position que l'autre.
X domine Y qui domine Z qui domine V qui domine...
Il existe bien sûr des positions intermédiaires qui sont l'expression d'une instabilité due à une rébellion cet aspect sera vu plus tard dans Comment prendre du galon.
Mais la structure classique, c'est des relations dominés/dominants en cascade. A l'exception des deux bouts de la chaîne, chacun est dominant et dominé à la fois. Les places ont vocation à être figées. Rares sont les révoltes pour gagner de l'échelon.
On constate la cohabitation de deux hiérarchies. La hiérarchie entre mâles, la hiérarchie entre femelles. C'est une erreur de croire que le coq domine ses femelles. S'il n'hésite pas à cloquer sans préavis les dominées, il réfléchira à deux fois avant de déranger la dominante en chef. Il n'est pas rare de voir un mâle dominant se faire casser la gueule par une femelle. Les duels mâle-femelle sont marginaux mais existent.
1. La hiérarchie des mâles.
A l'instar de nombreuses sociétés humaines et de la république française, prime est donnée à la gérontocratie. Le mâle le plus vieux, qui est en général, le père ou le grand père de tous les autres, domine.
Le coq est la quintessence de ce qui se fait de pire chez les mâles: violent, prétentieux, tyrannique, agressif, violeur, colérique et j'en passe. Il ne supporte pas la présence d'un rival sur son territoire, et son territoire se mesure à ce que sa vue de 360° lui offre et à ce que sa grande gueule gueule peut projeter au loin.
Un coq, ça gueule. ça ne chante pas pour le plaisir ou pour saluer le soleil, mais pour marquer son territoire à l'instar de la plupart des oiseaux. Le chant du coq n'a qu'une seule signification:
" Je suis un mâle en parfait état de reproduction, ceci est mon territoire et tout ça c'est mes femelles. Si tu es une femelle, ramène ton croupion pour profiter de mes viriles ardeurs, tu le regretteras pas, mes gènes sont de première. Si tu es un mâle, je t'éclate la tronche si tu approches".
C'est pas pour rien que certains ados sont qualifiés de coq de basse-cour.
Bref, si un mâle s'approche, gare à sa gueule, l'autre attaquera sans sommation. Domination est so seul mot d'ordre. Dans un lieu clos, obligé de supporter la concurrence, sa journée se résume à trois activités: chanter, sauter les femelles et casser la gueule aux autres mâles.
Boire, manger devient secondaire.
Et bien vite, l'activité principale du dominant consiste à se battre. Car seul le rapport de force établit la hiérarchie. C'est un défi permanent. Régulièrement au lieu de se contenter des postures de soumission, le dominant tabasse et plutôt violemment, plusieurs fois par jour.
A quoi reconnait-on un soumis? A son manque de plumes et à ses blessures infectées. Sans cesse persécuté, maigre comme un clou (l'accès à la nourriture est interdit), car le coq a la haine obsessionnelle. Et il n'a pas tort.
Car dès que le vieux se fatigue, les jeunes se rebellent, et bien vite, il se laissera dominer. Et ça peut aller assez loin, car les autres lui rendront le calvaire enduré. Le vieux mâle déchu, tabassé plusieurs fois par jour, finira par dépérir assez rapidement sous les persécutions.
Chez les mâles donc, c'est l'agressivité qui prime. Vae Victis.
Comme chez les mâles, c'est la gérontocratie qui s'exprime. La dominante est la plus agée. La hiérarchie s'établit par classe d'âge et par affrontement à l'intérieur de la classe d'âge.
Exemple :
X 12 ans.
Y: 11 ans a vaincu donc domine Z 11 ans
A 10 ans.
La hiérarchie est fixée une fois pour toute, l'autorité des dominantes est rarement contestée et c'est l'évolution de la pyramide des âges qui modifie les échelons. La dominante meurt de vieillesse et est remplacée par la seconde, et la hiérarchie se décale d'un rang vers le haut.Y: 11 ans a vaincu donc domine Z 11 ans
A 10 ans.
A chaque génération, la lutte s'exprime entre les femelles nées de l'années. Les plus agressives se placent directement en dessous de l'ex-super-dominée, la dernière n'a plus qu'à ronger son frein en attendant la génération suivante.
Moins brutale que celle des mâles, la hiérarchie des femelles n'est pas pour autant douce.
La posture de dominée consiste à baisser la tête en passant devant une dominante, tête à portée de bec, bec qui s'abat souvent.
Plus la dominante est basse dans la hiérarchie, plus elle sera agressive, et son bec s'abattra douloureusement sur ses soumises. La femelle suprême n'use rarement de son autorité. Elle n'a rien à prouver. La mesquinerie vient, comme chez les humains, des sous-chefs en manque d'autorité.
La position du dernier maillon est délicate. Son crâne sera becqué au passage devant chaque dominante (jusqu'à plus de cinquante fois par jour), et sera chauve, sa queue est fréquemment plumée. L'ultime dominée se présente comme une poule sale, négligée, déplumée, blessée, et amaigrie, car l'accès à la nourriture comme au perchoir est soumis au bon plaisir des supérieures. Son calvaire durera un an, le temps d'une nouvelle génération.
Et à ce moment-là, elle aura à son tour le plaisir de persécuter ses soumises, avec autant de cruauté que celle qu'elle a subi. Les victimes deviennent bourreaux.
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