Ayame (perso RP)
Ayame Obayachi
24 ans
Histoire :

La première fois où Ayame Obayachi se présenta à la porte du
domaine, elle ressemblait à n'importe laquelle de ces voyageuses qui encombraient à tout moment la route du Tokkaïdo. Kimono au motif grossier, lourd fardeau sur le dos,obi noué à l'arrière, une paysanne, une citadine peut-être, une femme des couches sociales inférieures.
Un observateur habile remarquera qu'elle venait de loin, ses vêtements étaient sales et poussiéreux, ses traits tirés par la fatigue. Elle avait déjà usé une première paire de sandales et sa seconde paire n'était guère en meilleur état.
Arrivée au lieu réservé aux voyageurs de passage, la jeune femme s'est rapidement endormie et a dormi plus que nécessaire.
Elle est restée un long moment sur le domaine, une femme discrète, aidant aux diverses tâches ménagères pour payer son séjour.
Cependant son attitude ne put qu'attirer les soupçons.
Ayame est bien trop distinguée pour être une simple paysanne, quelque chose dans sa démarche, dans sa façon de servir le thé ou le saké la trahit. La fouille de ses effets personnels, révélant des kimonos de qualité notamment un splendide kimono de soie, acheva de la confondre.
Ayame Obayashi, c'est le seul nom qu'elle donnera, avouera s'être enfuie de Yoshikawa, le quartier réservé, ou elle officiait en tant que courtisane. Mais elle ne précisera pas son rang. Et ne répondra plus à aucune question.
Peu à peu, au fil des mois, les indices révèleront une histoire classique. Fille de modestes cultivateurs, elle fut vendue à la suite d'une mauvaise récolte contre quelques sacs de riz à un recruteur.
Son éducation fut des plus raffinées, à l'image des maïkos qu'elle admirait à travers le grillage. Mais si elle échappa au sort des prostituées du plus bas rang, son sort ne fut pour autant peu enviable. Car il fut décidé de lui faire commencer à rembourser sa dette à l'âge de 9 ans.
A 24 ans, ayant atteint le rang d'oiran, et le privilège de choisir ses clients, de se pavaner richement parée, elle décida de fuir.
Incompréhensible. Sa dette était remboursée depuis longtemps, et elle avait encore quelques années avant de se retirer, à l'âge où à son tour elle pourrait exploiter des fillettes, ou bien se marier à un riche protecteur.
Mais les lèvres fardées de l'oiran, restent scellées.

Portrait psychologique du personnage :
Ayame est froide et hautaine, aussi distante que les binjinga qui se vendent dans n'importe quelle échoppe, elle semble aussi vide de sentiments que la poupée de porcelaine qu'elle évoque. Elle observe souvent un mutisme proche de la folie, parle peu et évite le contact des hommes en particulier.
Son visage ne s'anime que lorsqu'elle relit le Genji Monotogari, peint ou décrit ces femmes du passé. Assise sous le cerisier, elle joue du shamisen en rêvant de l'ère Héian. Celui qui troublera son voyage se heurtera à une terrible rage, seul instant où la poupée se révèle humaine.
La nuit, Ayame gémit et pleure dans son sommeil.
Comme toutes les courtisanes, elle maîtrise les arts de l'amour, ce qui signifie pour elle, s'allonger sur le dos, écarter les cuisses et attendre, le visage tourné vers le paravent qui conte un récit du passé, que tout ça finisse.
Du traumatisme de l'enfance, Ayame demeurera frigide. Pourtant, elle est capable d'attendre l'orgasme, au moment où son épingle à cheveux s'enfonce dans la carotide, que le corps agité de soubresauts se fige dans ses bras en éclaboussant son visage de sang.
Elle n'aime pas plus les femmes que les hommes, jeune apprentie, elle a dû quelquefois satisfaire les exigences de ses "grandes soeurs". Elle n'en tire que répugnance.
Comme beaucoup de japonais, elle a été meurtrie par l'attaque de Perry et par la réaction du shogunat. Elle voue une haine terrible aux étrangers et soutient le mouvement politique "rétablissement de l'Empereur, dehors les barbares".
Aptitudes : Comme toutes les courtisanes de son rang, Ayame en maîtrise les arts: chants, danse, musique, conversation. Elle sait lire et écrire et connaît ses classiques. Elle sait aussi se servir d'un bâton, mais ses armes de prédilection demeurent les poisons et les piques qui ornent sa chevelure.
Physiquement, elle n'est pas très robuste, est incapable d'escalader un mur ou de traverser les rivières, elle ne fait pas le poids face à n'importe quel rônin, aussi utilise-t-elle la ruse et la dissimulation. Son art du maquillage peut lui permettre de changer facilement de tête, c'est d'ailleurs ce qui lui permit de parvenir facilement jusqu'au domaine.
Description physique: Ayame est une poupée de porcelaine d'un 1m 55, une silhouette assez fine sous ses épaisseurs de tissus. Nue, elle ressemble aux beautés des shunga, poitrine lourde et tombante, membres fins, peu de hanches. Ses cheveux sont extrêmement longs et toujours habilement coiffés. Elle est d'une beauté classique, qui n'aurait pas déplu du temps des ateliers Kaigetsudo, mais le XIXème siècle préfère les visages allongés. Son visage est le plus souvent fardé.
Possessions/Armement habituel : Sa seule richesse est dans ses kimonos et ses parures de cheveux. Elle a un bâton de voyage et une dague cachée dans sa manche. Elle possède aussi un shamisen et un précieux exemplaire du Genji Monotogari qu'elle ne cesse de lire et relire, et auquel elle tient plus qu'à sa vie.
24 ans
Histoire :

La première fois où Ayame Obayachi se présenta à la porte du
domaine, elle ressemblait à n'importe laquelle de ces voyageuses qui encombraient à tout moment la route du Tokkaïdo. Kimono au motif grossier, lourd fardeau sur le dos,obi noué à l'arrière, une paysanne, une citadine peut-être, une femme des couches sociales inférieures.
Un observateur habile remarquera qu'elle venait de loin, ses vêtements étaient sales et poussiéreux, ses traits tirés par la fatigue. Elle avait déjà usé une première paire de sandales et sa seconde paire n'était guère en meilleur état.
Arrivée au lieu réservé aux voyageurs de passage, la jeune femme s'est rapidement endormie et a dormi plus que nécessaire.
Elle est restée un long moment sur le domaine, une femme discrète, aidant aux diverses tâches ménagères pour payer son séjour.
Cependant son attitude ne put qu'attirer les soupçons.
Ayame est bien trop distinguée pour être une simple paysanne, quelque chose dans sa démarche, dans sa façon de servir le thé ou le saké la trahit. La fouille de ses effets personnels, révélant des kimonos de qualité notamment un splendide kimono de soie, acheva de la confondre.
Ayame Obayashi, c'est le seul nom qu'elle donnera, avouera s'être enfuie de Yoshikawa, le quartier réservé, ou elle officiait en tant que courtisane. Mais elle ne précisera pas son rang. Et ne répondra plus à aucune question.
Peu à peu, au fil des mois, les indices révèleront une histoire classique. Fille de modestes cultivateurs, elle fut vendue à la suite d'une mauvaise récolte contre quelques sacs de riz à un recruteur.
Son éducation fut des plus raffinées, à l'image des maïkos qu'elle admirait à travers le grillage. Mais si elle échappa au sort des prostituées du plus bas rang, son sort ne fut pour autant peu enviable. Car il fut décidé de lui faire commencer à rembourser sa dette à l'âge de 9 ans.
A 24 ans, ayant atteint le rang d'oiran, et le privilège de choisir ses clients, de se pavaner richement parée, elle décida de fuir.
Incompréhensible. Sa dette était remboursée depuis longtemps, et elle avait encore quelques années avant de se retirer, à l'âge où à son tour elle pourrait exploiter des fillettes, ou bien se marier à un riche protecteur.
Mais les lèvres fardées de l'oiran, restent scellées.

Portrait psychologique du personnage :
Ayame est froide et hautaine, aussi distante que les binjinga qui se vendent dans n'importe quelle échoppe, elle semble aussi vide de sentiments que la poupée de porcelaine qu'elle évoque. Elle observe souvent un mutisme proche de la folie, parle peu et évite le contact des hommes en particulier.
Son visage ne s'anime que lorsqu'elle relit le Genji Monotogari, peint ou décrit ces femmes du passé. Assise sous le cerisier, elle joue du shamisen en rêvant de l'ère Héian. Celui qui troublera son voyage se heurtera à une terrible rage, seul instant où la poupée se révèle humaine.
La nuit, Ayame gémit et pleure dans son sommeil.
Comme toutes les courtisanes, elle maîtrise les arts de l'amour, ce qui signifie pour elle, s'allonger sur le dos, écarter les cuisses et attendre, le visage tourné vers le paravent qui conte un récit du passé, que tout ça finisse.
Du traumatisme de l'enfance, Ayame demeurera frigide. Pourtant, elle est capable d'attendre l'orgasme, au moment où son épingle à cheveux s'enfonce dans la carotide, que le corps agité de soubresauts se fige dans ses bras en éclaboussant son visage de sang.
Elle n'aime pas plus les femmes que les hommes, jeune apprentie, elle a dû quelquefois satisfaire les exigences de ses "grandes soeurs". Elle n'en tire que répugnance.
Comme beaucoup de japonais, elle a été meurtrie par l'attaque de Perry et par la réaction du shogunat. Elle voue une haine terrible aux étrangers et soutient le mouvement politique "rétablissement de l'Empereur, dehors les barbares".
Aptitudes : Comme toutes les courtisanes de son rang, Ayame en maîtrise les arts: chants, danse, musique, conversation. Elle sait lire et écrire et connaît ses classiques. Elle sait aussi se servir d'un bâton, mais ses armes de prédilection demeurent les poisons et les piques qui ornent sa chevelure.
Physiquement, elle n'est pas très robuste, est incapable d'escalader un mur ou de traverser les rivières, elle ne fait pas le poids face à n'importe quel rônin, aussi utilise-t-elle la ruse et la dissimulation. Son art du maquillage peut lui permettre de changer facilement de tête, c'est d'ailleurs ce qui lui permit de parvenir facilement jusqu'au domaine.
Description physique: Ayame est une poupée de porcelaine d'un 1m 55, une silhouette assez fine sous ses épaisseurs de tissus. Nue, elle ressemble aux beautés des shunga, poitrine lourde et tombante, membres fins, peu de hanches. Ses cheveux sont extrêmement longs et toujours habilement coiffés. Elle est d'une beauté classique, qui n'aurait pas déplu du temps des ateliers Kaigetsudo, mais le XIXème siècle préfère les visages allongés. Son visage est le plus souvent fardé.
Possessions/Armement habituel : Sa seule richesse est dans ses kimonos et ses parures de cheveux. Elle a un bâton de voyage et une dague cachée dans sa manche. Elle possède aussi un shamisen et un précieux exemplaire du Genji Monotogari qu'elle ne cesse de lire et relire, et auquel elle tient plus qu'à sa vie.
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