Festival international du court-métrage 3

Publié le par M.

undefined Jour 2 - Samedi  2 février.

Jour propice, le lamba moyen est en chasse des dernières démarques, les queues sont réduites autour des salles de projection.


P1: Prix du public.
Aucun risque, parmi les films sélectionnés par le public durant trente ans, sont reselectionnés les meilleurs.

Mon préféré : Tous à table.

Une friandise comme les belges savent si bien les faire. Un dîner d'anniversaire qui tourne à la catastrophe après que l'un des invités ait posé sa devinette:

Trois fourmis amazoniennes sur une souche à la queue-leu-leu. La première dit " J'ai vois personne devant mais je vois deux fourmis derrière". La seconde dit " j'en vois une devant et une derrière". La troisième dit "J'en vois deux devant et deux derrière".

Non, ce n'est pas ce que vous croyez. Solution à la fin du film.

F11. A fuir!

Tous mauvais. Le moins mauvais est incompréhensible, mais dans tout cet ennui se cache le pire machin probablement sélectionné.

Scènes de chasse au sanglier
.
Il y avait le retour du Jedi, voici le retour du Tu dis.
Voix off, monotone et lente, sentencieuse et pédante: " Tu diiiiis... les imges mortes peuvent-elles êtes oubliés? Et tu diiis... touche! Et tu diiiis, bouge! Et tu dis avance! Et tu dis: recule..."
Le cinéaste filme son doigt à l'aide d'un portable, à des images de forêt, se succèdent un minuscule carré filmant un doigt puis de gros trucs pixellisés.
" Tu diiiis"
Ta gueule, dit le public. ça va encore durer longtemps?
Insupportable, les mêmes images et les mêmes commentaires abscons tournent en boucle pendant 46 interminables minutes de supplice.

Les gens craquent.

On assistera même au dépeçage du sanglier. Répugnant.

Tout ça étant sensé symboliser la mort du père, cela signifie surtout la mort du cinéma français.

CONceptuel, chiant, pédant, à se demander si les selectionneurs l'auraient pas visionné avec la touche avance rapide.

J'étais en froid avec le cinéma français, je confirme mes à priori.

La sélection nationale, j'y mets plus les pieds.



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Publié dans Critique cinoche.

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