Poutine et la presse...
ou une méchanceté presque gratuite.C'est la Saint Wladimir, ces temps-ci fleurissent moults articles et moults reportages sur le maître de la Russie.
Dictateur froid, machiavelique, néo-tsar, Staline de poche, visiblement ce monsieur n'est pas le favori de la presse française.
Qu'importe l'état catastrophique du pays dont il a hérité, qu'importe les aspects positifs et négatifs de son bilan, de ça, la presse bobo n'en a cure. Personne ne se posera la question de savoir si ce dirigeant a les moyens de faire une autre politique, personne ne se posera la question de savoir de quoi la Russie a besoin.
Non, ce qui importe, c'est les droits de l'homme, et plus particulièrement les droits de l'homme journaliste, le droit de la presse. Oui, car si au Darfour, en Birmanie, a Guantanamo ou partout ailleurs, des hommes crèvent, souffrent, sont torturés sans raison, on s'en fout, ça fera un petit trois minutes histoire de meubler entre le foot, la vie passionnante de notre Président S. et la météo.
Par contre, que de solidarité, que de larmoison, que de compassion lorsqu'un individu muni d'une carte de presse est enlevé, tué, torturé ou emprisonné. Il n'y en a pas eu autant pour les enfants d'Irak ou du Soudan.
Ce qui fait dire : Opprimés du monde, prenez votre carte de presse!
Revenons à monsieur Poutine, le plus grand criminel contre l'humanité des années 2000. Quel crime odieux lui reproche-t-on? La Tchetchénie? Rien à foutre. Les pressions contre ses voisins? Pffffffff....
Non, l'atteinte à la liberté de la presse. Pauvre presse persécutée, baillonnée, des journalistes sont tués!
Oui, en effet, aucune chance que ça n'arrive en France, où le contre pouvoir est si contre le pouvoir qu'il couche avec, ou parraine ses gosses, ou temoigne à son mariage.
En effet, avec une presse si lèche-botte, inutile d'avoir un Poutine pour les recadrer à coup de pompes.
Regardez n'importe quel journal télé, on se prosterne devant S., on conspue les vilains grévistes privilégiés qui prennent en otage les pauvres travailleurs qui veulent travailler plus pour gagner pareil sinon moins.
Oui, personne pour expliquer que le droit de grève est encadré, limité par ceux même que les grèvistes défient. Ou comment être juge et partie.
- Faire la grève en mettant les transports gratuits? Mais c'est interdit!
- Ne plus payer les mandats et foutre la plupart des entreprises françaises en faillite? Interdit!
- Bloquer la paye des députés? Interdit!
- Balancer des tomates sur S? Interdit!
Eux n'ont pas la possibilité de se faire voter 170% d'augmentation, eux n'ont pas les moyens de se voter au chaud leurs petits régimes spéciaux, eux n'ont pas des copains politiques pour leur faire des petits cadeaux.
Au fait, avez-vous vu un journaliste télé prendre les transports en commun? Hé, eux, le SMIC, c'est tous les jours qu'ils le touchent.
Groland n'est plus une caricature, mais un modèle dépassé.
Vive Poutine, l'indépendance de la presse ne s'est jamais mieux porté que sous la botte.
Et je parle pas de la radio et de la presse écrites, même combat, tous appartiennent sauf deux, aux mêmes groupes...
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