Kaskakorne
Ou petit traité sur la gamelle des administrateurs.
Une seule règle dans le petit monde des blogs : l'interractivité.
Du temps de l'internet à papa, un individu créait un site et y mettait un livre d'or pour connaître les réactions de son public. quelquefois, les plus doués (phpbb n'existant pas) se lançaient dans l'administration d'un forum.
Avec le module lâches-tes-cornes, un pas en avant a été fait, et c'est en direct et à chaud que l'auteur rencontre son public. Anecdotique, le lâche-tes-cornes finit par devenir le coeur du blog, il mesure la popularité, fait la pluie et le beau temps sur les sites. Il devient l'aune à laquelle se mesure la visibilité du site, au détriment de la qualité. A tel point que les propriétaires des lieux en oublient leur propre prose et finissent par suppliez à chaque billet "allez-y lâchez vos cornes".
D'ailleurs la conversation d'un blogueur finit toujours par "va sur mon site et mets des cornes!", ne se souciant même pas des goûts de son interlocuteur. Il peut revenir à la charge des mois durant, réclamant sa corne "T'es pas allé sur mon blog, j'ai pas vu de com's! Allez allez, vas-y". Il faut tenir bon, il finira par se lasser.
Mais qui sont ceux qui offrent ainsi la pitance à un administrateur avide ?
1. Les potes.
Le corollaire de la famille lors de la fête de l'école. Ce public est déjà conquis d'avance, puisque c'est leur pote qui expose. Ils sont là pour faire du nombre et se soutenir mutuellement, à l'instar des parents éblouis par les prestations merdeuses de leurs mômes. Leurs commentaires sont toujours gentils, du genre "c'est trop cool", "j'adore ça, X, tu viens voir le mien?". Des cornes ayant tout l'intérêt d'une chiure de mouche sur une ampoule: ça fait des taches et ça n'éclaire pas mieux.
2. Les fakes.
C'est le maître de céans qui vient poster lui-même ses propres commentaires, usant de pseudo divers, histoire de montrer que sa prose a de l'intérêt. Ses commentaires sont toujours élogieux. Il espère ainsi que la corne appelle la corne. Et avec la règle qui juge la qualité d'une prose à son stock de corne, on peut dire que c'est gagné.
Autre avantage. Aucun commentaire négatif, mais ne soyons pas hypocrites, les commentaires négatifs: ça se modère. Mais un commentaire négatif, c'est toujours ça de pris.
3. Le donneur de leçons:
Corollaire du je-sais-tout. Celui-là sait tout et est avide de reconnaissance. Il n'a pas lu les billets jusqu'au bout, et il s'en fout. Tout ce qui l'intéresse, c'est poser sa crotte, et étaler son incultance prétentieuses aux yeux du monde. En général, il est hors-sujet.
4. L'alimenteur du courrier de cons.
La petite perle que tous les collectionneurs de courriers de cons attendent avec joie. Inclassable. Truffé de fautes d'orthographe quand c'est pas du sms, le con commence par râler puis démontrer que le billet est faux parce que lui n'est pas comme ça, puis finit par narrer sa vie.
Exemple " c nul ton billet sur les utilisateur du libre, moi je crake, j'utilise nux paske je sé, et j'utilise doze pour fère des programme. sa tend bouche un coin de voir ke un rebelz peu fère mieu ke toi. Sale merde. KC! lol ".
Certains cons atteignent un stade tel de mythomanie qu'ils se reconnaissent dans chaque caricature et dérivent dans un délire de persécution.
En gros, c'est pliant, et mis en valeur, ça assure la fréquentation du site.
5. Les détracteurs.
Ceux-là ont voué une haine terrible au propriétaire des lieux. Ils trépignent à l'affût du moindre billet pour le pourrir, toute leur vie tourne autour de celà. Éructant des tombereaux d'injures, ces tortionnaires du fauteuil jouissent à la perspective des effets que leur haine assènent à l'auteur. Certains auteurs craquent et c'est pour ces têtes d'haineux un moment d'orgasme unique.
Ce sont pourtant des fauves à dents de lait qu'il faut nourrir, car même un commentaire négatif, c'est une présence. Il faut les entretenir, ils finiront par faire le spectacle tous seuls et attirer le public. Ces bouffons ont leur place au courrier de cons.
6. Les gentils.
Ceux-là ont vu le site. Ils ont aimé et espèrent encourager la poursuite des travaux. ça c'est le pain béni de l'admin, leur présence rassure les égocentriques, c'est leur raison de vivre, des commentaires gentils. Et pourtant, c'est tellement chiant à lire, que ça finit par être contreproductif et occuper inutilement de l'espace disque.
Car franchement, qu'est-ce qu'on s'en tape de cent "c'est génial, j'adore, encore". ça tourne à la masturbation de masse.
7. Les neuneus en mal d'existence.
Ceux-là n'ont pas de vie, le vide abyssal qu'est leur non-existence induit une avidité d'être reconnus. Ils postent n'importe quoi, pourvu qu'on voient leur trace. Il finissent même par prendre la zone de blogs célèbres pour un chat où ils racontent leur vie sans intérêt. ça remplit le lâche-tes-cornes avec la même efficacité que le PQ dans un tuyau de chiotte. Chiant, c'est le cas de le dire.
8. Les rencontres fructueuses.
Ou l'aboutissement de la notion de convivialité. A force de discussion pertinentes, ils finissent par devenir amis avec l'auteur. Pourvu qu'ils ne tournent pas potes.
9. Les fans fidèles.
Evolution du gentil, du pote. Avec la péréclitation des religions, les neuneus ont besoin de dieux vivants, quand ils ne jettent pas leur dévolu sur les stars, c'est sur les obscurs créateurs du web. Leurs signatures sont équivoques "X est mon dieu", leurs messages, des actes de foi. Certains finiront par plonger dans le délire habituel des fans, et tant pis pour l'administrateur qui les a laisser se développer.
Sans intérêt, sauf quand ils se rebellent contre leur dieu. Et là, ils deviennent des détracteurs.
Une seule règle dans le petit monde des blogs : l'interractivité.
Du temps de l'internet à papa, un individu créait un site et y mettait un livre d'or pour connaître les réactions de son public. quelquefois, les plus doués (phpbb n'existant pas) se lançaient dans l'administration d'un forum.
Avec le module lâches-tes-cornes, un pas en avant a été fait, et c'est en direct et à chaud que l'auteur rencontre son public. Anecdotique, le lâche-tes-cornes finit par devenir le coeur du blog, il mesure la popularité, fait la pluie et le beau temps sur les sites. Il devient l'aune à laquelle se mesure la visibilité du site, au détriment de la qualité. A tel point que les propriétaires des lieux en oublient leur propre prose et finissent par suppliez à chaque billet "allez-y lâchez vos cornes".
D'ailleurs la conversation d'un blogueur finit toujours par "va sur mon site et mets des cornes!", ne se souciant même pas des goûts de son interlocuteur. Il peut revenir à la charge des mois durant, réclamant sa corne "T'es pas allé sur mon blog, j'ai pas vu de com's! Allez allez, vas-y". Il faut tenir bon, il finira par se lasser.
Mais qui sont ceux qui offrent ainsi la pitance à un administrateur avide ?
1. Les potes.
Le corollaire de la famille lors de la fête de l'école. Ce public est déjà conquis d'avance, puisque c'est leur pote qui expose. Ils sont là pour faire du nombre et se soutenir mutuellement, à l'instar des parents éblouis par les prestations merdeuses de leurs mômes. Leurs commentaires sont toujours gentils, du genre "c'est trop cool", "j'adore ça, X, tu viens voir le mien?". Des cornes ayant tout l'intérêt d'une chiure de mouche sur une ampoule: ça fait des taches et ça n'éclaire pas mieux.
2. Les fakes.
C'est le maître de céans qui vient poster lui-même ses propres commentaires, usant de pseudo divers, histoire de montrer que sa prose a de l'intérêt. Ses commentaires sont toujours élogieux. Il espère ainsi que la corne appelle la corne. Et avec la règle qui juge la qualité d'une prose à son stock de corne, on peut dire que c'est gagné.
Autre avantage. Aucun commentaire négatif, mais ne soyons pas hypocrites, les commentaires négatifs: ça se modère. Mais un commentaire négatif, c'est toujours ça de pris.
3. Le donneur de leçons:
Corollaire du je-sais-tout. Celui-là sait tout et est avide de reconnaissance. Il n'a pas lu les billets jusqu'au bout, et il s'en fout. Tout ce qui l'intéresse, c'est poser sa crotte, et étaler son incultance prétentieuses aux yeux du monde. En général, il est hors-sujet.
4. L'alimenteur du courrier de cons.
La petite perle que tous les collectionneurs de courriers de cons attendent avec joie. Inclassable. Truffé de fautes d'orthographe quand c'est pas du sms, le con commence par râler puis démontrer que le billet est faux parce que lui n'est pas comme ça, puis finit par narrer sa vie.
Exemple " c nul ton billet sur les utilisateur du libre, moi je crake, j'utilise nux paske je sé, et j'utilise doze pour fère des programme. sa tend bouche un coin de voir ke un rebelz peu fère mieu ke toi. Sale merde. KC! lol ".
Certains cons atteignent un stade tel de mythomanie qu'ils se reconnaissent dans chaque caricature et dérivent dans un délire de persécution.
En gros, c'est pliant, et mis en valeur, ça assure la fréquentation du site.
5. Les détracteurs.
Ceux-là ont voué une haine terrible au propriétaire des lieux. Ils trépignent à l'affût du moindre billet pour le pourrir, toute leur vie tourne autour de celà. Éructant des tombereaux d'injures, ces tortionnaires du fauteuil jouissent à la perspective des effets que leur haine assènent à l'auteur. Certains auteurs craquent et c'est pour ces têtes d'haineux un moment d'orgasme unique.
Ce sont pourtant des fauves à dents de lait qu'il faut nourrir, car même un commentaire négatif, c'est une présence. Il faut les entretenir, ils finiront par faire le spectacle tous seuls et attirer le public. Ces bouffons ont leur place au courrier de cons.
6. Les gentils.
Ceux-là ont vu le site. Ils ont aimé et espèrent encourager la poursuite des travaux. ça c'est le pain béni de l'admin, leur présence rassure les égocentriques, c'est leur raison de vivre, des commentaires gentils. Et pourtant, c'est tellement chiant à lire, que ça finit par être contreproductif et occuper inutilement de l'espace disque.
Car franchement, qu'est-ce qu'on s'en tape de cent "c'est génial, j'adore, encore". ça tourne à la masturbation de masse.
7. Les neuneus en mal d'existence.
Ceux-là n'ont pas de vie, le vide abyssal qu'est leur non-existence induit une avidité d'être reconnus. Ils postent n'importe quoi, pourvu qu'on voient leur trace. Il finissent même par prendre la zone de blogs célèbres pour un chat où ils racontent leur vie sans intérêt. ça remplit le lâche-tes-cornes avec la même efficacité que le PQ dans un tuyau de chiotte. Chiant, c'est le cas de le dire.
8. Les rencontres fructueuses.
Ou l'aboutissement de la notion de convivialité. A force de discussion pertinentes, ils finissent par devenir amis avec l'auteur. Pourvu qu'ils ne tournent pas potes.
9. Les fans fidèles.
Evolution du gentil, du pote. Avec la péréclitation des religions, les neuneus ont besoin de dieux vivants, quand ils ne jettent pas leur dévolu sur les stars, c'est sur les obscurs créateurs du web. Leurs signatures sont équivoques "X est mon dieu", leurs messages, des actes de foi. Certains finiront par plonger dans le délire habituel des fans, et tant pis pour l'administrateur qui les a laisser se développer.
Sans intérêt, sauf quand ils se rebellent contre leur dieu. Et là, ils deviennent des détracteurs.
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