Persépolis
Le bijou de l'année 2007 - ou le seul film que j'acheterai en DVD.
Tout d'abord, bijou graphique:
Animation en noir et blanc, une pure merveille, le trait est épuré, délicat, naviguant entre gravures anciennes, théâtre d'ombres et moderne 3D.
Une analyse politique, sociale et historique toute en finesse.
Le sujet est dur, polémique: La mise en place et le durcissement du régime islamiste en Iran, ainsi que le rôle peu glorieux de l'Occident.
L'histoire commence en 79, avant la suite du Shah et se termine en 94 avec l'exil en France de la narratrice. La marche de l'Histoire est clairemnt décrite, inexorable, pas à pas, un pays moderne sombre dans la terreur et l'absurdité de l'archaïsme, et comment une minorité instruite résiste à sa façon à l'aliénation.
Le tour sur un ton humouritique et lucide, dépourvu de manichéisme. L'auteur ne donne aucune leçon, elle énonce des faits, des souvenirs et c'est au spectateur de se faire sa propre leçon.
Un film aux antipodes des blockbusters guerriers US ou des récentes pseudo leçons sur le passé honteux de la France. Marjane Satrapi aime son pays et le regarde avec une désarmante lucidité.
Au final, deux sensations.
L'emerveillement devant l'objet graphique, le souvenir des scènes illarantes.
Une sorte d'angoisse et d'amertume, la sensation d'avoir assisté à l'inéluctable, la sensation d'échec et d'impuissance face aux évenements, le seul salut de la narratrice demeure l'exil.
Un seul défaut: le film aurait pu facilement duré plus longtemps.
Courrez acheter le DVD et la BD. Rien que pour le plaisir de sentir germer de nouveaux neurones.
Bref, le seul film que je refuse de télécharger.
Tout d'abord, bijou graphique:
Animation en noir et blanc, une pure merveille, le trait est épuré, délicat, naviguant entre gravures anciennes, théâtre d'ombres et moderne 3D.
Une analyse politique, sociale et historique toute en finesse.
Le sujet est dur, polémique: La mise en place et le durcissement du régime islamiste en Iran, ainsi que le rôle peu glorieux de l'Occident.
L'histoire commence en 79, avant la suite du Shah et se termine en 94 avec l'exil en France de la narratrice. La marche de l'Histoire est clairemnt décrite, inexorable, pas à pas, un pays moderne sombre dans la terreur et l'absurdité de l'archaïsme, et comment une minorité instruite résiste à sa façon à l'aliénation.
Le tour sur un ton humouritique et lucide, dépourvu de manichéisme. L'auteur ne donne aucune leçon, elle énonce des faits, des souvenirs et c'est au spectateur de se faire sa propre leçon.
Un film aux antipodes des blockbusters guerriers US ou des récentes pseudo leçons sur le passé honteux de la France. Marjane Satrapi aime son pays et le regarde avec une désarmante lucidité.
Au final, deux sensations.
L'emerveillement devant l'objet graphique, le souvenir des scènes illarantes.
Une sorte d'angoisse et d'amertume, la sensation d'avoir assisté à l'inéluctable, la sensation d'échec et d'impuissance face aux évenements, le seul salut de la narratrice demeure l'exil.
Un seul défaut: le film aurait pu facilement duré plus longtemps.
Courrez acheter le DVD et la BD. Rien que pour le plaisir de sentir germer de nouveaux neurones.
Bref, le seul film que je refuse de télécharger.
Publicité